Acheter ou louer votre matériel médical PMR ? Découvrez notre comparatif complet : prix, remboursements LPPR, aides financières (APA, PCH) et conseils d'experts pour...
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Achat ou location de matériel médical pour PMR : comment choisir ?
Pourquoi comparer l’achat et la location de matériel médical ?
Le maintien à domicile, le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et les retours d’hospitalisation plus rapides renforcent les besoins en aides techniques.
Pour les personnes à mobilité réduite, les seniors, les personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie, le bon équipement constitue un levier essentiel de sécurité, de confort et d’autonomie. Certains dispositifs peuvent également répondre à des besoins liés à la maternité, comme les tire-laits et leurs accessoires.
Face à une offre étendue, à des prix variables et à des niveaux de service hétérogènes, une première question se pose : faut-il acheter ou louer son matériel médical ?
Ce guide vous aide à choisir selon la durée d’utilisation, l’évolution de l’état de santé, la fréquence d’usage, le budget et le niveau de service attendu. Il présente également les principaux équipements, les critères techniques à vérifier et les aides financières mobilisables.
Achat ou location de matériel médical : le comparatif en bref
| Critère | Achat de matériel médical | Location de matériel médical |
|---|---|---|
| Durée idéale | Usage quotidien et durable, généralement supérieur à un an | Usage temporaire, incertain ou susceptible d’évoluer |
| Principaux avantages | Personnalisation, disponibilité permanente, hygiène maîtrisée et rentabilité à terme | Flexibilité, investissement initial limité et maintenance généralement incluse, possibilité de réaliser un essai avant de basculer sur de l'achat |
| Principaux inconvénients | Investissement de départ et entretien à la charge de l’utilisateur | Coût cumulé potentiellement élevé et choix parfois plus limité |
| Équipements fréquemment concernés | Fauteuil sur mesure, déambulateur, rollator, barre d’appui et aides de salle de bain | Lit médicalisé, lève-personnes, verticalisateur, matelas à air et tire-lait |
| Évolution du besoin | Adapté à un besoin stabilisé et correctement évalué | Adapté à une convalescence, une rééducation ou une situation évolutive |
| Services associés | Variables selon le vendeur et le contrat de maintenance | Livraison, installation, entretien et dépannage souvent compris |
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Ne choisissez pas uniquement en fonction du prix mensuel ou du prix d’achat. Comparez le coût total, les accessoires nécessaires, la maintenance, la durée d’utilisation probable et la possibilité de faire évoluer le matériel.
Sommaire
1. Achat ou location : comment choisir son matériel médical ?
Les avantages de l’achat de matériel médical
L’achat est souvent adapté lorsque l’équipement doit être utilisé quotidiennement pendant une période prolongée.
Le matériel peut être sélectionné et configuré précisément selon la morphologie, les capacités fonctionnelles et les habitudes de l’utilisateur. Pour un fauteuil roulant, cela peut concerner la largeur et la profondeur d’assise, la hauteur du dossier, les appuis-tête, le coussin anti-escarres ou encore les commandes.
Cette personnalisation contribue au confort, au maintien postural et à la prévention des douleurs ou des lésions cutanées. Elle est particulièrement importante pour les équipements utilisés plusieurs heures par jour.
À long terme, l’achat peut également devenir plus économique que l’accumulation de loyers. Il garantit une disponibilité permanente et offre généralement un choix plus étendu de marques, de modèles et d’options.
L’achat permet enfin de mieux maîtriser l’hygiène et la traçabilité des dispositifs en contact étroit avec la peau, comme les coussins, les matelas ou certaines aides de positionnement.
Il convient notamment aux :
- fauteuils roulants manuels ou électriques configurés ;
- déambulateurs et rollators utilisés quotidiennement ;
- coussins de positionnement ;
- barres d’appui fixées au logement ;
- équipements de salle de bain ;
- petites aides techniques du quotidien.
Les avantages de la location de matériel médical
La location répond principalement à un besoin temporaire, incertain ou susceptible d’évoluer rapidement.
Elle peut être pertinente lors d’une convalescence, d’une rééducation, d’un retour d’hospitalisation ou pendant une période au cours de laquelle les capacités de la personne doivent être réévaluées.
Elle limite l’investissement initial et permet, selon les contrats, de bénéficier de la livraison, de l’installation, de la formation, de la maintenance et du dépannage.
La location facilite également le remplacement du matériel lorsque la morphologie, la mobilité ou les besoins de positionnement évoluent. Elle peut ainsi servir de période d’essai avant l’acquisition d’un équipement définitif.
Elle est fréquemment utilisée pour les :
- lits médicalisés ;
- lève-personnes ;
- verticalisateurs ;
- fauteuils roulants standards ;
- matelas à air ;
- tire-laits électriques ;
- équipements utilisés de manière saisonnière ou ponctuelle.
Limites et points de vigilance
Un matériel moins coûteux mais mal dimensionné peut entraîner une mauvaise posture, des douleurs, un risque de chute ou une perte d’autonomie. Pour les équipements complexes, l’essai et l’évaluation du domicile sont aussi importants que le prix.
Pour un achat, les principales contraintes sont l’investissement initial, l’entretien hors garantie, le stockage et le risque que le matériel ne soit plus adapté si l’état de santé évolue rapidement.
Pour une location, le coût cumulé peut dépasser le prix d’achat lorsque l’utilisation se prolonge. Le choix peut également être limité aux références proposées par le prestataire.
Avant de signer, vérifiez les conditions de restitution, les frais de livraison et de reprise, le dépôt de garantie, l’assurance contre la casse ainsi que les délais d’intervention en cas de panne.
Les critères à examiner avant de décider
La durée d’utilisation prévue
Un besoin de quelques semaines ou de quelques mois oriente généralement vers la location. Pour un usage quotidien et durable, l’achat mérite d’être étudié.
Il ne s’agit toutefois que d’un premier indicateur. Certains équipements complexes peuvent rester pertinents en location même sur une période longue lorsque la maintenance et la possibilité d’évolution sont déterminantes.
L’évolution de l’état de santé
En cas de rééducation, de pathologie évolutive ou de retour récent d’hospitalisation, les besoins peuvent changer rapidement.
La location apporte alors une marge d’ajustement. Lorsque la situation est stabilisée et que les réglages nécessaires sont clairement définis, l’achat devient plus pertinent.
La fréquence et l’intensité d’utilisation
Un matériel utilisé plusieurs heures par jour doit être robuste, confortable et précisément réglé.
Pour un fauteuil roulant ou un dispositif de positionnement, une utilisation intensive justifie généralement une évaluation approfondie et une configuration individualisée.
Les contraintes du domicile
Mesurez les largeurs de portes, les passages, les seuils, les espaces de rotation, la hauteur du mobilier et le dégagement sous le lit.
Vérifiez également la présence d’escaliers, les caractéristiques du sol, l’accès à la salle de bain et les possibilités de rangement ou de recharge des équipements électriques.
La situation de l’aidant
L’équipement doit être adapté à la personne, mais aussi aux capacités de l’aidant.
Un lève-personnes, un verticalisateur ou une planche de transfert ne sécurise les manipulations que si son utilisation est comprise et maîtrisée. Une démonstration et une formation pratique sont donc recommandées.
Les besoins de transport
Pour un fauteuil, un rollator ou un scooter, prenez en compte le poids, les dimensions une fois plié, la possibilité de démonter les batteries et la taille du coffre du véhicule.
Un équipement adapté au domicile peut se révéler difficile à transporter au quotidien.
Comparer le coût total de l’achat et de la location
Le prix affiché ne suffit pas pour comparer les deux solutions. Il faut calculer le coût total sur la durée d’utilisation envisagée.
Pour un achat :
Prix TTC + options + accessoires + livraison et installation + entretien et réparations hors garantie − éventuelle valeur de revente.
Pour une location :
Loyer × nombre de mois + frais de livraison, d’installation et de reprise + options + assurance éventuelle.
Des remboursements ou des aides peuvent réduire le reste à charge. Ils sont détaillés dans la troisième partie de ce guide.
Quelques repères de prix indicatifs
Les montants suivants peuvent varier selon la marque, la configuration, la région, les services inclus et les modalités de prise en charge.
Lit médicalisé
- Achat : environ 1 200 à 2 000 €, hors matelas technique. Base de remboursement sécurité sociale : 1 030 €.
- Location : totalement prise en charge par l'assurance maladie avec une prescription médicale. Sans prescription médicale, le prix peut varier d'une structure à une autre.
- Point de comparaison : une bascule économique peut apparaître autour de 12 à 18 mois d’utilisation continue.
Fauteuil roulant manuel
- Achat : environ 300 à 1 200 €, du modèle standard au châssis léger. Les fauteuils roulants manuels sont désormais intégralement prise en charge.
- Location : partiellement prise en charge par l'assurance maladie avec une prescription médicale, le reste à charge pouvant être complété par votre mutuelle. Sans prescription médicale, le forfait de location s'élève à 49€ la semaine chez Aide à l'Autonomie.
- Point de comparaison : pour un usage quotidien dépassant un an, l’achat offre généralement davantage de possibilités de réglage.
Fauteuil roulant électrique
- Achat : environ 3 000 à 12 000 € ou davantage selon la motorisation et les fonctions d’assise. Les fauteuils roulants électriques sont désormais intégralement prise en charge.
- Location : environ 150 à 350 € par mois lorsqu’une offre adaptée est disponible.
- Point de comparaison : la location peut faciliter une phase d’essai ; l’achat convient davantage à un besoin durable et stabilisé.
Scooter électrique
- Achat : environ 800 à 9 000 € ou davantage. Certains modèles de scooters électriques sont désormais intégralement prise en charge.
- Location : chez Aide à l'Autonomie, nous vous proposons divers forfaits de location selon modèle : 129, 189 ou 199 € la semaine, avec des forfaits réduits au mois.
- Point de comparaison : la location peut être intéressante pour un usage ponctuel ou saisonnier.
Lève-personnes
- Achat : environ 600 à 3 000 €.
- Location : totalement prise en charge par l'assurance maladie avec une prescription médicale. Sans prescription médicale, Aide à l'Autonomie vous propose des forfaits à la semaine de 99 €.
- La sangle reste à l’achat pour des raisons d’hygiène et de compatibilité morphologique.
Tire-lait électrique
La location est majoritaire lorsqu’une prescription et une prise en charge sont possibles. L’achat peut être envisagé pour des usages spécifiques ou lorsque le modèle souhaité n’entre pas dans le cadre de la location.
Quelques situations concrètes
Après une intervention chirurgicale
Pour une convalescence de trois mois, la location d’un lit médicalisé et d’un fauteuil standard peut limiter l’investissement.
Les petites aides destinées à rester dans le logement, comme une barre d’appui ou un rehausseur de WC, peuvent être achetées.
En présence d’une pathologie évolutive
Une première période d’essai peut aider à déterminer le type de fauteuil, les commandes et le positionnement nécessaires.
L’achat d’un modèle configuré intervient lorsque les besoins sont suffisamment évalués.
Pour un senior actif en milieu urbain
Un rollator pliant léger peut être acheté pour les déplacements réguliers.
Un scooter peut être loué pour une période déterminée si son utilisation reste saisonnière ou occasionnelle.
Pour un aidant découvrant les transferts
La location d’un lève-personnes accompagnée d’une formation permet de vérifier que le dispositif convient à la personne, au logement et à l’aidant.
La situation peut ensuite être réévaluée si le besoin se prolonge.
2. Les équipements essentiels : critères techniques et sécurité
Cette partie se concentre sur le choix technique des équipements. La décision entre achat et location dépend des critères présentés dans la première partie.
Fauteuil roulant manuel
Lors du choix d'un fauteuil roulant manuel, la largeur et la profondeur d’assise doivent correspondre à la morphologie de l’utilisateur. Une assise trop étroite crée des points de pression, tandis qu’une assise trop large nuit au maintien et à la propulsion.
Vérifiez également la hauteur d’assise, la hauteur et l’inclinaison du dossier, la position des roues arrière et la présence d’accoudoirs adaptés.
Un châssis léger facilite les transferts dans un véhicule et les manipulations par l’aidant. Pour un usage extérieur, le diamètre des roues avant influence la capacité à franchir les seuils et les irrégularités.
Les freins doivent être facilement accessibles et capables d’immobiliser correctement le fauteuil.
Pour approfondir ces critères, consultez notre guide : quel fauteuil roulant choisir selon vos besoins ?
Le coussin ne doit pas être choisi séparément du fauteuil. Son épaisseur modifie la hauteur d’assise, la position des pieds, l’accès aux mains courantes et le maintien du bassin.
Fauteuil roulant électrique
Le rayon de giration d'un fauteuil roulant électrique est déterminant pour une utilisation à l’intérieur. Il doit être compatible avec les couloirs, les portes et les espaces de manœuvre du domicile.
Pour l’extérieur, examinez l’autonomie réelle, les suspensions, la stabilité, la puissance, les dimensions des roues et les capacités de franchissement.
Les fonctions d’assise peuvent inclure la bascule, l’inclinaison du dossier, l’élévation ou le réglage des repose-jambes. Elles doivent répondre à un objectif précis de confort, de positionnement ou de prévention des points d’appui.
Les commandes peuvent être adaptées : joystick classique, commande déportée, commande au menton ou dispositif utilisable par un accompagnant.
Scooter électrique
Les scooters à trois roues sont généralement plus maniables, tandis que les modèles à quatre roues privilégient la stabilité.
Pour choisir un scooter électrique, comparez l’autonomie, le rayon de braquage, la garde au sol, les suspensions, le confort de l’assise et les capacités de franchissement.
Pour le transport, vérifiez le poids des différents éléments, le système de démontage et la possibilité de manipuler la batterie sans risque.
La stabilité du tronc, la capacité à tenir le guidon et les aptitudes à effectuer les transferts doivent également être évaluées.
Cannes, déambulateurs et rollators
La hauteur des poignées doit permettre de garder les coudes légèrement fléchis et le buste aussi droit que possible.
Pour un rollator, contrôlez la qualité des freins, la stabilité, la largeur totale, le poids, la facilité de pliage et la présence éventuelle d’un siège.
Les modèles destinés à l’intérieur privilégient la compacité. Pour l’extérieur, des roues plus larges améliorent généralement le confort sur les trottoirs et les revêtements irréguliers.
Aides au transfert et verticalisateurs
Les planches de transfert, disques pivotants et ceintures de marche facilitent certains passages d’une assise à une autre.
Le choix dépend de la capacité de la personne à comprendre les consignes, à maintenir son équilibre et à prendre appui sur ses membres.
Un verticalisateur convient lorsque l’utilisateur conserve un appui suffisant au niveau des jambes. Il doit être sélectionné selon la morphologie, la charge maximale admissible et le type de sangle.
Lève-personnes
Le lève-personnes assure un levage contrôlé lorsque les transferts actifs ne sont plus possibles ou sont devenus trop risqués.
Le harnais doit correspondre à la morphologie, au niveau de maintien nécessaire et au type de transfert : toilette, confort, position assise ou prise en charge bariatrique.
Vérifiez la charge maximale d’utilisation, la largeur de l’appareil, le dégagement sous le lit, l’écartement du piètement et la compatibilité avec le sol.
La mise en service doit comprendre une démonstration complète destinée aux aidants.
Un harnais mal dimensionné ou mal positionné peut provoquer un glissement, une compression ou une mauvaise répartition des appuis. Respectez les instructions du fabricant et faites vérifier les premières utilisations par un professionnel.
Lit médicalisé
Le lit médicalisé peut intégrer un relève-buste, un relève-jambes et une hauteur variable.
La hauteur variable facilite les soins, les transferts et le travail de l’aidant. Les fonctions de relève permettent d’adapter la position de repos et de faciliter certains mouvements.
Les barrières ne doivent pas être ajoutées automatiquement. Leur intérêt, leur position et le risque de coincement doivent être évalués selon la situation.
Une potence, une table de lit ou des accessoires de positionnement peuvent compléter l’installation.
Matelas et prévention des escarres
Le matelas doit être choisi selon le risque d’escarres, la mobilité de la personne et le temps passé au lit.
Pour un risque faible à modéré, une mousse haute résilience ou profilée peut être envisagée. Pour un risque plus élevé ou une immobilisation prolongée, un système à air à pression alternée peut être indiqué.
Même avec un support technique, la prévention repose également sur les changements de position, l’observation de la peau, l’hydratation et l’hygiène.
Salle de bain et toilettes
Les chaises et tabourets de douche doivent être stables, antidérapants et réglés à une hauteur facilitant l’assise et le relevage.
Les sièges pivotants et les planches de bain facilitent l’accès à une baignoire, à condition que leur installation soit compatible avec ses dimensions.
Les barres d’appui vissées sur un support porteur offrent une sécurité supérieure. Les modèles à ventouses nécessitent une surface parfaitement lisse et restent réservés à des usages limités.
Les rehausses de WC, accoudoirs, revêtements antidérapants et éclairages renforcés peuvent compléter l’aménagement.
Aides techniques du quotidien
Les pinces de préhension, couverts ergonomiques, ouvre-bocaux, télécommandes simplifiées et surélévateurs de meubles peuvent réduire les efforts au quotidien.
La domotique permet également de commander les volets, les éclairages, les portes ou certains équipements sans déplacement.
Chaque solution doit répondre à une difficulté identifiée. L’accumulation d’accessoires non adaptés peut encombrer le domicile sans réellement améliorer l’autonomie.
Normes, conformité et traçabilité
Privilégiez les dispositifs médicaux portant le marquage CE et conformes au Règlement européen relatif aux dispositifs médicaux.
Ils doivent être accompagnés d’une notice en français et d’informations permettant d’identifier le modèle, le fabricant et, lorsque cela s’applique, le numéro de série.
Pour un matériel loué, demandez des informations sur le protocole de désinfection, les contrôles réalisés entre deux utilisateurs et la procédure de maintenance.
Pour un achat, vérifiez la durée de garantie, les exclusions, la disponibilité des pièces détachées et l’organisation du service après-vente.
3. Où trouver son matériel et quelles aides financières demander ?
Commencer par une évaluation des besoins
Une évaluation médicale et fonctionnelle permet d’identifier les équipements réellement nécessaires.
Elle peut être complétée par l’intervention d’un ergothérapeute ou d’un technicien à domicile. Cette visite permet d’analyser les déplacements, les transferts, les risques de chute et les contraintes du logement.
Les mesures relevées doivent notamment porter sur les portes, les couloirs, les espaces de rotation, les seuils, le mobilier et la salle de bain.
La prescription médicale précise le dispositif et, lorsque cela est nécessaire, ses accessoires.
Les principaux canaux d’achat et de location
Les spécialistes du matériel médical
Ils proposent généralement une gamme étendue, des conseils techniques, des essais, un service après-vente et des prestations de livraison ou d’installation.
Les prestataires de santé à domicile
Les PSAD interviennent notamment pour la location, la livraison, la maintenance et la formation aux équipements utilisés à domicile.
Les pharmacies
Certaines pharmacies proposent des équipements courants à la vente ou à la location, comme les béquilles, fauteuils standards ou tire-laits.
Les sites spécialisés
Les plateformes spécialisées donnent accès à un choix important. Vérifiez néanmoins la qualité du conseil, les conditions de retour, la disponibilité des pièces et l’organisation du service après-vente.
Les structures associatives ou solidaires
Selon les territoires, certaines associations proposent du prêt, de la location à tarif réduit ou du matériel reconditionné.
Les services à comparer
Un prestataire ne doit pas être évalué uniquement sur le prix du produit.
Comparez également :
- la livraison ;
- l’installation ;
- la mise en service ;
- la formation de la personne et des aidants ;
- le délai d’intervention en cas de panne ;
- la maintenance préventive ;
- le prêt d’un matériel de remplacement ;
- le suivi après installation ;
- les conditions de reprise ou d’échange.
Demandez des devis à périmètre identique. Une offre moins chère peut ne pas inclure la livraison, le harnais, le coussin, la mise en service ou la reprise du matériel.
Garanties, entretien et assurance
À l’achat, vérifiez la garantie applicable au produit ainsi que les éventuelles conditions particulières concernant les batteries, les moteurs et les pièces d’usure.
Demandez également si le vendeur dispose de pièces détachées et s’il peut intervenir à domicile.
En location, la maintenance est généralement prévue par le contrat. Vérifiez cependant ce qui relève de l’usure normale, d’une casse accidentelle ou d’une mauvaise utilisation.
Une assurance contre le vol ou la casse peut être proposée en option.
Remboursement par l’Assurance Maladie et LPPR
La prise en charge d’un équipement dépend notamment de la prescription médicale et de son inscription à la Liste des produits et prestations remboursables, ou LPPR.
Le remboursement est calculé sur un tarif de référence. Le prix de vente réel peut être supérieur à cette base, ce qui peut entraîner un reste à charge.
Selon le dispositif, une demande d’accord préalable peut être nécessaire. Il convient alors d’anticiper le délai de traitement avant la commande définitive.
La mutuelle peut compléter tout ou partie du remboursement selon les garanties du contrat.
Dans certaines situations, le prestataire peut pratiquer le tiers payant afin de limiter l’avance de frais.
Ne commandez pas un équipement coûteux avant d’avoir vérifié la prescription, son éventuelle inscription à la LPPR, la nécessité d’un accord préalable et le montant pris en charge par votre mutuelle.
Allocation personnalisée d’autonomie
L’APA concerne les personnes âgées d’au moins 60 ans rencontrant une perte d’autonomie et classées dans les GIR éligibles.
Elle peut contribuer au financement d’aides techniques, de services à domicile ou de certains aménagements prévus dans le plan d’aide.
La demande est généralement adressée au conseil départemental.
Prestation de compensation du handicap
La PCH est instruite par la Maison départementale des personnes handicapées.
Elle peut participer au financement d’aides techniques, de l’aménagement du logement, de l’adaptation du véhicule ou de certaines dépenses liées à l’accompagnement.
L’éligibilité et le montant dépendent de la situation de la personne, de ses besoins et des règles applicables au dossier.
Aides à l’adaptation du logement
Des dispositifs comme MaPrimeAdapt’ peuvent participer au financement de travaux destinés à sécuriser ou rendre accessible le logement.
Ils peuvent notamment concerner une douche accessible, une rampe, un monte-escalier ou l’élargissement de certains passages.
Ces aides sont soumises à des critères de ressources, de situation et de nature des travaux.
Autres financements possibles
Selon la situation, d’autres organismes peuvent être sollicités :
- caisses de retraite ;
- collectivités territoriales ;
- services sociaux ;
- fonds d’action sociale des mutuelles ;
- Agefiph pour certains salariés du secteur privé ;
- FIPHFP dans le secteur public ;
- associations ou fonds spécifiques.
Les documents fréquemment demandés
Préparez notamment :
- une ordonnance détaillée ;
- un ou plusieurs devis ;
- les références et codes LPPR lorsqu’ils existent ;
- une attestation de droits à l’Assurance Maladie ;
- la carte de mutuelle ;
- un justificatif d’identité ;
- un justificatif de domicile ;
- des justificatifs de ressources pour certaines aides ;
- un compte rendu d’évaluation lorsque celui-ci est demandé.
Checklist avant de s’engager
1. Faire préciser le besoin par le médecin ou le professionnel qui accompagne la personne.
2. Organiser un essai ou une évaluation à domicile pour les équipements complexes.
3. Mesurer les passages, les espaces de rotation et les contraintes de rangement.
4. Demander deux ou trois devis détaillés à prestations comparables.
5. Vérifier la prise en charge de l’Assurance Maladie et de la mutuelle.
6. Examiner les possibilités d’APA, de PCH ou d’aide à l’adaptation du logement.
7. Lire les conditions de garantie ou de location.
8. Vérifier que les accessoires indispensables sont inclus.
9. Planifier la livraison, l’installation et la formation.
10. Prévoir un suivi après la mise en service.
Les erreurs les plus fréquentes
Évitez d’acheter un fauteuil sans l’essayer ou sans vérifier ses dimensions.
Ne choisissez pas un lève-personnes sans contrôler le dégagement sous le lit, la largeur des portes et la compatibilité du harnais.
Ne fixez pas une barre d’appui sans connaître la nature du mur et le geste précis qu’elle doit sécuriser.
Pour un appareil motorisé, vérifiez les conditions de recharge, le stockage de la batterie, l’autonomie réelle et les possibilités de dépannage.
Enfin, ne comparez pas uniquement les prix. La qualité de l’installation, la formation et la réactivité du service après-vente peuvent avoir un impact direct sur la sécurité.
4. Conclusion : acheter ou louer son matériel médical ?
Le choix dépend principalement de la durée d’utilisation, de l’évolution attendue de l’état de santé, de la fréquence d’usage et des contraintes du domicile.
L’achat est généralement adapté à un besoin durable, stabilisé et nécessitant une personnalisation importante. Il offre une disponibilité permanente et peut devenir plus économique à long terme.
La location répond davantage à un besoin temporaire, incertain ou évolutif. Elle facilite les changements de matériel et inclut souvent la maintenance ainsi que différents services.
Dans les deux cas, le matériel doit être correctement dimensionné, installé et expliqué à la personne comme à ses aidants.
Avant de décider :
- faites évaluer les besoins ;
- testez les équipements complexes ;
- comparez les coûts et les services ;
- vérifiez les remboursements et les aides ;
- privilégiez une solution sûre, évolutive et compatible avec le domicile.
Besoin d’aide pour choisir votre matériel ?
Aide à l’Autonomie vous accompagne dans le choix de solutions de mobilité, de transfert, de literie médicalisée et d’équipement du domicile.
Nos conseillers peuvent vous aider à comparer les équipements, vérifier leur compatibilité avec votre situation et établir un devis adapté.
La vente est proposée partout en France. La location et les interventions à domicile sont disponibles en Île-de-France et dans les secteurs proches de l’Oise, selon le matériel demandé.
5. FAQ sur l’achat et la location de matériel médical
Quel est le délai de livraison habituel pour un lit médicalisé ou un fauteuil ?
Pour les équipements courants proposés à la location, Aide à l’Autonomie peut organiser une livraison très rapidement, parfois dès le lendemain ou le surlendemain, sous réserve de disponibilité du matériel et des créneaux de livraison.
Lorsque ce délai n’est pas possible, nous proposons généralement un rendez-vous dans la semaine ou, au plus tard, au début de la semaine suivante. Pour un achat, le délai dépend du stock disponible et du niveau de personnalisation du produit.
La location est-elle toujours plus chère que l’achat à long terme ?
Non. La réponse dépend du prix, de la durée, des services inclus et du niveau de maintenance nécessaire.
Lorsque l’utilisation se prolonge, le coût cumulé de la location peut néanmoins dépasser celui d’un achat. Le coût total doit donc être calculé avant de s’engager.
Comment garantir l’hygiène d’un matériel loué ?
De manière générale, vérifiez l’état général du produit, ses accessoires, les housses et les informations de traçabilité disponibles.
Chez Aide à l'Autonomie, notre parc de location fait l'objet d'un entretien, d'un nettoyage et d'une désinfection rigoureux entre chaque utilisateur, ainsi que d'un contrôle de bon fonctionnement avant toute nouvelle livraison.
Peut-on louer un fauteuil roulant avant de l’acheter ?
Chez Aide à l'Autonomie, vous pouvez vous tourner vers la solution de location dans un premier temps, pour ensuite basculer sur une solution d'achat.
Lorsqu’un essai ou une location temporaire est possible, cette solution permet de vérifier la maniabilité, le confort et la compatibilité avec l'utilisateur et le domicile avant de réaliser le grand saut avec un achat définitif.
Quelle différence entre un scooter et un fauteuil roulant électrique ?
Le scooter est principalement conçu pour les déplacements extérieurs et nécessite généralement une bonne stabilité du tronc ainsi que la capacité à utiliser un guidon.
Le fauteuil roulant électrique est davantage personnalisable. Il peut recevoir différentes fonctions d’assise et des commandes adaptées aux capacités de l’utilisateur.
Quelles aides financières peuvent être demandées ?
Selon le matériel et la situation, une participation peut provenir de l’Assurance Maladie via la LPPR, de la mutuelle, de l’APA, de la PCH, des caisses de retraite ou des aides à l’adaptation du logement.
Pour tout produit bénéficiant d'une base de remboursement sécurité sociale et d'un code LPPR, Aide à l'Autonomie propose un accompagnement afin de vous faire bénéficier du tiers-payant.
Les dossiers doivent de préférence être vérifiés avant la commande.
Le matériel reconditionné est-il une solution fiable ?
Il peut constituer une option économique et environnementale intéressante lorsqu’il est contrôlé, tracé et garanti par un professionnel.
La disponibilité des pièces et la qualité du service après-vente restent à vérifier.
Comment positionner une barre d’appui dans une douche ?
La hauteur, l’orientation et l’emplacement dépendent de la morphologie, des capacités de la personne et du mouvement à sécuriser.
La barre doit être fixée sur un support suffisamment résistant. Une évaluation à domicile permet d’éviter les erreurs de positionnement.
Un matériel de remplacement est-il fourni en cas de panne ?
Dans le cas d'une panne, n'hésitez pas à nous contacter. Nous trouverons ensemble la solution la plus adaptée à votre situation, un matériel de remplacement peut être fourni.

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